Thème du "Coucou du Haiku" : Le bruit
Un éclair au matin !
Bruit de la rosée
s'égouttant dans les bambous
-Buson-
*
Sur les tommettes,
la petite cuillère,
déconfite, a résonné
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Thème du "Coucou du Haiku" : Le bruit
Un éclair au matin !
Bruit de la rosée
s'égouttant dans les bambous
-Buson-
*
Sur les tommettes,
la petite cuillère,
déconfite, a résonné
Assonances alitées (ou ... j'ai mal à la tête)
Photo trouvée sur internet / Le moulin de Vernon
La Normandie,
l'abreuvoir
Les morts mendient,
l'arbre noir
Enorme envie,
t'émouvoir
Les yeux verts des fées
dans l'averse ébouriffées,
Les pales du moulin
silencieuses
séparées les sépales,
amoureuse
L'on peut voir quelques toiles de Séraphine de Senlis au Musée Maillol
La pierre muséale apporte sa fraîcheur
pourtant,
les bouquets sont de dévots brasiers
Les feuilles de l'Arbre de Vie,
autant d'yeux mystiques
Je suis dervich déboussolée
par les jupes incandescentes,
des lys, des ipomées
Paumée parmi les délices
de la dévotion
Tant de fleurs ...
La Vierge
en sourit encore

Sombre, fière, un brin prétentieuse, Séraphine, trouve en Wilhelm Uhde, le collectionneur allemand installé à Senlis, découvreur de Picasso et du Douanier Rousseau, un mécène inespéré. Mais Séraphine (qu'on appelle désormais Séraphine de Senlis) perd rapidement la boule et mourra de faim à l'hôpital en 1942- comme beaucoup de malades mentaux oubliés dans les hôpitaux psychiatriques durant l'Occupation....
Née la même année que Camille Claudel, en 1864, elle meurt à 78 ans, soit un an avant Camille.
Pour approfondir ... link
Thème de Juliette " aujourd'hui, quand je parle d'amour, l'herbe tend l'oreille "
Calligraphie de Yuuko Suzuki (auteure du livre Calligraphie Japonaise - éditions Caractères)
Un oreiller de pierre
m'invite
à suivre les nuages ( Taneda Santôka - 1882-1940)
Sur mon coussin d'herbes chaudes
des idées foisonnent
comme des aubes qui tonnent (Fabrice)
Dans la clairière
pour toujours immobile
le dormeur du Val (Josette)
... Aujourd'hui, quand je parle d'amour, l'herbe tend l'oreille. Pourtant, je n'ai jamais parlé d'amour lorsque je vivais. La guerre était ma passion et le sang, mon vin d'ivresse. Les femmes à la nuque ployée avaient toutes la même chevelure, une coulée sombre que je retenais d'une main pour saisir le regard qu'elles me refusaient. Dans cette clairière où je suis mort, une fillette vient chaque jour. Elle nettoie la neige des cerisiers sauvages sur la pierre noire , puis, elle y dépose sable et galets. Ainsi, elle me rend hommage. Pourtant, le chemin qui mène à la plage est tortueux, mais ses petits pieds qu'elle déchausse malgré l'interdiction ont l'agilité du chat sur les toits. Akiko Chan* est mon enfant. Même fille, elle pourrait être formée à se battre sous la bannière du Clan. J'ignore qui lui enseigne l'écriture mais, lorsque de son index tendu, elle trace sur le sable répandu les signes de l'éternité et de l'amour, elle rompt le serment d'allégeance au Daimyo Hikagawa.
Parmi les herbes coule une source qui mène au village où elle vit avec sa mère. J'ai demandé aux kamis* de l'eau de veiller sur elle et son rire souvent me parvient ... Aujourd'hui, lorsque je parle d'amour, l'herbe tend l'oreille.
Chan : suffixe ajouté au prénom des fillettes pour dire « petite »
Kamis : Les kamis s'attachent à des objets sacrés, êtres spirituels, animaux, sources, chutes d'eau, montagnes sacrées, phénomènes naturels, symboles vénérés. Ils sont réputés favoriser les rapports entre les parents et les enfants et les ancêtres et leurs descendants. (religion Shinto)
Photo d'Emma
réverbération du soleil sur une feuille de plastique souple, recueillie sur papier photo
Emma a aussi des réverbérations insolites sur papier d'imprimerie
Les regrets comme les méduses
ont la brûlure cuisante et inattendue
Ouvrez vos mains surtout,
lâchez
les filaments de lumière
avant qu'ils ne vous tuent
Moi, je suis toujours la prisonnière
de ces transparences délestées
de leur valse lente
- et têtue-
Acrylique de Delphine Cossais : "Iris"
Vent frais d'octobre
La lune seule le sait,
Que tu m'as quittée
Elle me dit : "Quelque chose
Me tourmente. " Et j'aperçus
Son cou de neige, et dessus,
Un petit insecte rose.
Victor Hugo, extrait de " La coccinelle" dans Les Contemplations "
image trouvée sur le net
... Mais tu sais, je suis pauvre, et je n'ai que mes rêves,
J'ai déposé mes rêves sous tes pieds,
Marche doucement, car tu marches sur mes rêves.
William Butler Yeats
Il y a deux sortes d'arbres :
les hêtres et les non-hêtres
Raymond Queneau
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