Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 10:01

 

 

Thème du "Coucou du Haiku" : Le bruit

Ohara-Koson_glycine.jpg

 

Un éclair au matin !

Bruit de la rosée

s'égouttant dans les bambous

-Buson-

 

*

 

Sur les tommettes,

la petite cuillère,

déconfite, a résonné

Amelie-P.jpeg

Par valdy - Publié dans : Haikus et Tankas - Communauté : Le coucou du haïku
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 14:07

 

 

Assonances alitées (ou ... j'ai mal à la tête)

 

moulin-de-Vernon.jpg

Photo trouvée sur internet / Le moulin de Vernon

 

 

 

La Normandie,

l'abreuvoir

Les morts mendient,

l'arbre noir

Enorme envie,

t'émouvoir

Les yeux verts des fées

dans l'averse ébouriffées,

Les pales du moulin

silencieuses

séparées les sépales,

amoureuse

 

Par valdy - Publié dans : verbiage dolce - Communauté : La Bille ou l'encrier
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 10:43

link

L'on peut voir quelques toiles de Séraphine de Senlis au Musée Maillol

Seraphine-au-Musee.jpg

La pierre muséale apporte sa fraîcheur

pourtant,

les bouquets sont de dévots brasiers

Les feuilles de l'Arbre de Vie,

autant d'yeux mystiques

Je suis dervich déboussolée

par les jupes incandescentes,

des lys, des ipomées

Paumée parmi les délices

de la dévotion

Tant de fleurs ...

La Vierge

en sourit encore

 

seraphine-affiche.jpg

 

Bien qu'admirée par les surréalistes, Séraphine Louis est aujourd'hui oubliée des ouvrages d'art. Fille d'un horloger et d'une mère fille de ferme, elle devient bergère. À 18 ans, elle est engagée comme bonne à tout faire dans un couvent à Senlis. Elle y restera vingt ans. Sa passion ? La peinture. Elle est autodidacte, prépare ses couleurs, son célèbre rouge avec du sang de porc mélangé à de la cire de cierge. Séraphine est pieuse comme la Félicité d' « Un cœur simple » de Flaubert.

Sa peinture est l'expression d'une foi profonde.

Sombre, fière, un brin ­prétentieuse, Séraphine, trouve en Wilhelm Uhde, le collectionneur allemand installé à Senlis, découvreur de Picasso et du Douanier Rousseau, un mécène inespéré. Mais Séraphine (qu'on appelle désormais Séraphine de Senlis) perd rapidement la boule et mourra de faim à l'hôpital en 1942- comme beaucoup de malades mentaux oubliés dans les hôpitaux psychiatriques durant l'Occupation....

Née la même année que Camille Claudel, en 1864, elle meurt à 78 ans, soit un an avant Camille.


Pour approfondir ... link





Par valdy - Publié dans : Divers - Communauté : SCALP Symbiose Culture Art Liberté Progrès
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 16:36

 

Thème de Juliette " aujourd'hui, quand je parle d'amour, l'herbe tend l'oreille "

calligraphie.jpg

Calligraphie de Yuuko Suzuki (auteure du livre Calligraphie Japonaise - éditions Caractères)

 

Un oreiller de pierre

m'invite

à suivre les nuages ( Taneda Santôka - 1882-1940)

 

Sur mon coussin d'herbes chaudes
des idées foisonnent
comme des aubes qui tonnent (Fabrice)

 


Dans la clairière

pour toujours immobile

le dormeur du Val (Josette)

 

 

... Aujourd'hui, quand je parle d'amour, l'herbe tend l'oreille. Pourtant, je n'ai  jamais parlé d'amour lorsque je vivais. La guerre était ma passion et le sang, mon vin d'ivresse. Les femmes à la nuque ployée avaient toutes la même chevelure, une coulée sombre que je retenais d'une main pour saisir le regard qu'elles me refusaient. Dans cette clairière où je suis mort, une fillette vient chaque jour. Elle nettoie la neige des cerisiers sauvages sur la pierre noire , puis, elle y dépose sable et galets. Ainsi, elle me rend hommage. Pourtant, le chemin qui mène à la plage est tortueux, mais ses petits pieds qu'elle déchausse malgré l'interdiction ont l'agilité du chat sur les toits. Akiko Chan* est mon enfant. Même fille, elle pourrait être formée à se battre sous la bannière du Clan. J'ignore qui lui enseigne l'écriture mais, lorsque de son index tendu, elle trace sur le sable répandu les signes de l'éternité et de l'amour, elle rompt le serment d'allégeance au Daimyo Hikagawa.

Parmi les herbes coule une source qui mène au village où elle vit avec sa mère. J'ai demandé aux kamis* de l'eau de veiller sur elle et son rire souvent me parvient ... Aujourd'hui, lorsque je parle d'amour, l'herbe tend l'oreille.

 

Chan : suffixe ajouté au prénom des fillettes pour dire « petite »

Kamis : Les kamis s'attachent à des objets sacrés, êtres spirituels, animaux, sources, chutes d'eau, montagnes sacrées, phénomènes naturels, symboles vénérés. Ils sont réputés favoriser les rapports entre les parents et les enfants et les ancêtres et leurs descendants. (religion Shinto)

Par valdy - Publié dans : verbiage dolce - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 11:55

 

 

la jupe de Carmen

Photo d'Emma

réverbération du soleil sur une feuille de plastique souple, recueillie sur papier photo

link

Emma a aussi des réverbérations insolites sur papier d'imprimerie

link

 

 

 

 

Les regrets comme les méduses

ont la brûlure cuisante et inattendue

Ouvrez vos mains surtout,

lâchez

les filaments de lumière

avant qu'ils ne vous tuent

Moi, je suis toujours la prisonnière

de ces transparences délestées

de leur valse lente

- et têtue-

Par valdy - Publié dans : verbiage dolendo - Communauté : La Bille ou l'encrier
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Iris-de-Delphine-Cossais.jpg

 

Acrylique de Delphine Cossais : "Iris"

 

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Chaque atome de silence Est la chance d'un fruit mûr.

Paul Valéry

Vent frais d'octobre

La lune seule le sait,

Que tu  m'as quittée

Elle me dit  : "Quelque chose

Me tourmente. " Et j'aperçus

Son cou de neige, et dessus,

Un petit insecte rose.

geisha-2.jpg

Victor Hugo, extrait de " La coccinelle" dans Les Contemplations "

image trouvée sur le net

21-11-10_Houp_0681_prv.jpg

Sculpture de M.Houplain

Gracile et mouvante,
Avance-t-elle, le pied –nu
Sur la rive d’un Nil évanoui ?

 

Petite Mouche,

Ma main étourdie a balayé tes jeux d'été

Ne suis-je pas comme toi, mouche ?

Ou n'es-tu pas comme moi, Homme ?

Car je danse, je bois, je chante,

En attendant qu'aveugle, une main broie mes ailes.

William Blake

 

... Mais tu sais, je suis pauvre, et je n'ai que mes rêves,

J'ai déposé mes rêves sous tes pieds,

Marche doucement, car tu marches sur mes rêves.

 

William Butler Yeats

 

SDC10154

Il y a deux sortes d'arbres :

les hêtres et les non-hêtres

Raymond Queneau

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